La situation de départ.

Marc Leroi reçoit des mariages dans une ancienne ferme béarnaise, à Arudy, dans la vallée d'Ossau. Le lieu fonctionnait : des réceptions, un gîte, un studio, et une réputation locale solide. Tout passait par le bouche-à-oreille et par une page Facebook.

Le domaine n'avait aucun site. Ce qui veut dire, très concrètement, qu'aucune demande ne pouvait arriver par internet, et qu'un couple qui cherchait un lieu dans les Pyrénées-Atlantiques ne pouvait pas le trouver, même en le voulant.

Ce qui a été fait.

Huit pages, en français et en anglais. Une direction artistique construite autour de la pierre et du bois de la vallée, plutôt qu'autour d'un modèle de site de mariage. Les photos existantes triées, retouchées et optimisées, le gîte et le studio présentés chacun en série d'images plutôt qu'en photo unique, parce qu'une seule image ne fait pas visiter une chambre.

Et surtout un formulaire de demande de date, branché directement sur la boîte mail de Marc, visible depuis chaque page.

Huit jours se sont écoulés entre le premier appel et la mise en ligne. Ce n'est pas le délai normal, c'est le délai qu'a permis un dossier simple et un propriétaire qui répondait dans l'heure.

Une longue tablée dressée sous un arbre, devant une bâtisse couverte de glycine
Le lieu n'a pas changé d'un mètre carré. Ce qui a changé, c'est qu'on le trouve.

Ce que cela a produit.

Quatorze demandes reçues par le formulaire dans le mois qui a suivi la mise en ligne. Sur un domaine qui n'en recevait aucune par internet, puisqu'il n'y avait pas de chemin pour cela.

Le chiffre mérite d'être lu correctement. Ce ne sont pas quatorze mariages, ce sont quatorze personnes qui ont écrit. Ce qui se passe ensuite dépend de Marc, de son lieu et de sa façon de recevoir. Mais quatorze conversations qui n'existaient pas un mois plus tôt, c'est exactement ce qu'un site est censé faire.

Ce que j'en retiens.

Le plus frappant n'est pas le chiffre, c'est ce qu'il révèle : la demande était déjà là. Des gens cherchaient un lieu dans cette vallée et ne trouvaient pas Passiflorart. Le site n'a pas créé l'envie, il a simplement cessé de la laisser passer.

C'est le cas de la plupart des lieux que j'appelle. Ils n'ont pas un problème de qualité, ils ont un problème de porte d'entrée.

Le site est en ligne et visitable : passiflorart.fr. Chiffre relevé sur le compteur du formulaire, publié avec l'accord de Marc Leroi.