Les trois premières secondes : est-ce que c'est beau.
La première photo décide de tout le reste. Pas la plus complète, pas celle qui montre le plus de bâtiments : celle où l'on a envie d'être. Une façade en plein midi, plate et sans ombre, perd contre une table dressée en fin de journée, même si la façade est plus impressionnante.
C'est aussi le moment où se perdent les sites lents. Une image de huit mégaoctets mettra quatre secondes à s'afficher sur un téléphone en 4G, et l'onglet sera fermé avant. C'est la première chose que je regarde sur un site que l'on me demande de reprendre.
Les trente secondes suivantes : est-ce que ça me correspond.
Le couple cherche quatre informations, et il les cherche dans cet ordre.
- Combien de personnes à table. Un minimum et un maximum. Sans ce chiffre, la moitié des visiteurs ne sait pas si votre lieu est pour eux.
- Où c'est exactement. La région, la ville la plus proche, la distance depuis la grande ville d'à côté. Leurs invités viennent de loin.
- Est-ce que l'on peut dormir sur place. Combien de chambres, et sinon, quels hébergements à proximité.
- Ce qui est compris. Traiteur imposé ou libre, mobilier, vaisselle, ménage, heure de fin de la musique. C'est cette liste, et non un tarif affiché, qui permet au couple de savoir s'il perd son temps.
Chacune de ces informations absente est une raison de partir. Elles n'ont pas besoin d'une page chacune, elles ont besoin d'être trouvables sans chercher.
Les deux minutes d'après : est-ce que je peux me projeter.
C'est là que la galerie travaille, à condition qu'elle montre des réceptions et pas seulement des murs. Un parc vide ne dit rien. Le même parc avec des tables, des invités et de la lumière raconte la soirée que le couple est en train d'imaginer.
C'est là aussi que comptent les avis, ceux de votre fiche Google comme ceux des plateformes. Non pas leur note, mais ce qu'ils disent de vous : de l'accueil, de la souplesse, de ce qui s'est passé quand il a plu.
Le moment de la demande.
Un couple qui a décidé d'écrire ne doit pas chercher comment. Le bouton de demande doit être visible sur chaque page, pas seulement en pied de site, et le formulaire doit rester court. Trois ou quatre champs, plus la date envisagée et le nombre d'invités, qui vous permettent de répondre utilement du premier coup.
Une demande de devis n'est pas un dossier. Tout ce que vous ajoutez comme champ obligatoire vous coûte des demandes, et ce sont rarement les plus mauvaises qui abandonnent : ce sont les plus pressées.
Les questions que l'on me pose ensuite
Combien de photos faut-il montrer ?
Assez pour faire le tour, pas assez pour lasser. Une vingtaine bien choisies valent mieux que cent vues du même parc. La règle utile porte sur leur contenu plutôt que sur leur nombre : montrer des réceptions et pas seulement des murs, et donner à chaque espace que l'on loue sa propre série d'images. Une chambre photographiée une seule fois ne se visite pas.
Un formulaire, ou simplement une adresse mail ?
Un formulaire, parce qu'il vous fait gagner l'aller-retour. La date envisagée et le nombre d'invités demandés dès le départ vous permettent de répondre utilement du premier coup, au lieu d'écrire pour poser deux questions. Gardez l'adresse visible à côté, pour ceux qui préfèrent écrire eux-mêmes.
Faut-il afficher les avis sur son site alors qu'ils sont déjà sur Google ?
Oui, parce que personne n'ouvre un second onglet pour aller les chercher. Trois ou quatre avis repris sur le site, avec le prénom et le mois, font le travail. Ce qui compte n'est pas la note mais ce qu'ils racontent de l'accueil et de la souplesse, et surtout de ce qui s'est passé le jour où il a plu.
Faut-il une version anglaise ?
Dès que le lieu peut attirer des couples étrangers, ce qui est le cas de la plupart des domaines de caractère. La question se tranche en regardant d'où viennent vos demandes actuelles et vos voisins de région. Quand la réponse est oui, c'est un vrai site en anglais qu'il faut, pas un bouton de traduction automatique : les moteurs ne référencent pas une traduction faite dans le navigateur.
Ces quatre informations, je les vérifie sur chaque site que je reprends. Il est rare qu'elles y soient toutes les quatre, et il est fréquent qu'aucune ne soit visible sans faire défiler trois pages.

